Kate Bush, la sorcière du son 
Portrait inédit de l’envoûtante artiste britannique.

Diffusion vendredi 13 septembre à 22.30
En ligne sur arte.tv du 7 septembre au 11 novembre 2019

Depuis son tube planétaire «Wuthering Heights», en 1978 – elle a alors 19 ans –, Kate Bush, allure romantique et voix haut perchée, fait l’objet d’un culte. Auteure, compositrice, chanteuse, danseuse et productrice, cette étoile mystérieuse de la pop britannique s’affranchit des conventions et explore les genres musicaux en multipliant histoires et personnages.

Chaque année à la mi-juillet, des fans vêtus de rouge célèbrent son anniversaire par des chants et des danses libérateurs. Coutumière des longues éclipses, Kate Bush sait cultiver son mystère. Considérée comme un trésor national en Angleterre, son pays natal, cette musicienne douée s’est fait connaître en 1978, à 19 ans, par le tube planétaire “Wuthering Heights”, et un clip mémorable où, vêtue de carmin, elle enflammait la lande de ses arabesques.
C’est David Gilmour, le guitariste des Pink Floyd, qui a découvert cette jeune fille timide, à la voix haut perchée, élevée à la campagne, près de Londres, dans une famille musicienne et bohème. Il la présente à sa maison de disque, EMI, qui la prend sous son aile à condition qu’elle s’initie à la scène. Pendant deux ans, la jeune fille va se confronter au rude public des pubs mais aussi s’initier à la gestuelle, sous la houlette du mime Lindsay Kemp, dont le travail la fascine.
 
Perfectionniste
Mais Kate Bush reprendra assez vite les rênes de sa carrière. Après une tournée triomphale mais éprouvante – dont, en bonne perfectionniste, elle règle chaque détail –, elle décrète la fin des concerts (elle ne remontera sur scène qu’en 2014). Au passage, cette pionnière aura contribué à inventer le microcasque, qui lui permet de chanter pendant ses chorégraphies et le concert “total” avec chant, danse et permutation de décors. Cette défricheuse n’a cessé d’explorer de nouveaux territoires musicaux, comme avec l’utilisation du premier sampler qui donnera les mémorables bris de verre de “Babooshka”. Composé d’une foule d’archives et d’interviews – notamment des musiciens qui ont travaillé avec elle – ce portrait, sans dissiper le halo de mystère dont se nimbe la sauvage Kate, permet d’en découvrir de multiples facettes, et explore l’immense talent musical de celle que l’on surnomme la “sorcière du son”.

 
Un documentaire de Claire Laborey
Coproduction : 
ARTE France, Quark productions
(2019- 52’)