En ligne aujourd’hui : Urbex rouge – 8 explorations interdites dans les ruines du communisme

Les 8 épisodes sont disponibles à partir d’aujourd’hui sur arte.tv/urbexrouge
et sur les comptes YouTube, Facebook et Instagram d’ARTE

Huit explorations urbaines (urbex) dans les pas de « soviet fans » nostalgiques, d’adeptes du brutalisme rouge et de touristes déjantés. Un avant-goût de fin du monde dans l’ancien bloc soviétique.
Le 9 novembre 1989, le Mur de Berlin tombe. Les grands bâtiments du communisme sont désertés, pillés, oubliés. Aujourd’hui à l’état de ruines, ces décors à la fois spectaculaires et menaçants sont restés figés dans le passé.
En marchant dans les pas d’explorateurs urbains férus d’histoire et d’architecture, cette websérie documentaire nous emmène sur les traces du communisme en Europe. De l’Allemagne à la Géorgie, en passant par l’Albanie, la Bulgarie, la Croatie, la Moldavie ou encore la Serbie, un tour d’Europe centrale et de l’Est dans des lieux grandioses mais aujourd’hui abandonnés, emblématiques d’une idéologie autrefois dominante dans cette partie du monde. Urbex rouge nous donne à voir la genèse et l’existence d’un immeuble d’habitations, d’un centre culturel ou encore d’un sanatorium et même d’une ville entière désormais en déréliction, comme autant de souvenirs d’une période à jamais révolue.

Une websérie qui s’inscrit dans la programmation spéciale consacrée à la Chute du Mur, dont le Dossier de presse est à retrouver ici
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AU PROGRAMME :

Épisode 1
L’armée rouge a disparu // Wünsdorf (Allemagne)
La « petite Moscou », ancien camp militaire russe de Wünsdorf, à l’est de Berlin, est devenue ville fantôme depuis les années 90. Lorsque le Mur tombe, les soldats de l’armée soviétique sont rappelés chez eux, laissant derrière eux leurs animaux domestiques (aujourd’hui « fossilisés » dans les ruines), leurs meubles, leurs bureaux… Les lourdes portes du camp grincent, les fresques soviétiques triomphantes s’effritent et la statue de Lénine se fait manger par la mousse. C’est la fin d’un monde, celui de la guerre froide, qui disparaît à Wünsdorf.

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Épisode 2
L’ovni des Balkans // Bouzloudja (Bulgarie)
Mémorial communiste bulgare, ce chef d’œuvre d’architecture brutaliste a vu le jour en 1981 au milieu des montages bulgares sous l’impulsion de Todor Jivkov, dirigeant de la République populaire de Bulgarie.  
Inspirée des tombes thraces et des courbes de l’architecte Oscar Niemeyer, cette soucoupe de béton était un lieu de pèlerinage quasi-mystique pour les Bulgares pendant le communisme.

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Épisode 3
La dernière folie de Tito // Petrova Gora (Croatie)
Achevée en 1981, cette construction imposante aux plaques d’acier réfléchissantes devait commémorer le soulèvement du peuple contre le fascisme dans l’ex-Yougoslavie sous l’ère du maréchal Tito. Aujourd’hui, l’acier est pillé, les murs de la structure désossés s’effondrent.

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.Épisode 4
Le sanatorium secret de Staline // Tskaltubo (Géorgie)
Tskaltubo et ses sanatoriums ont eu leur grande époque des années 50 jusqu’aux débuts des années 90. Staline, qui aimait beaucoup cet endroit, y a toujours sa « baignoire ». Dans cette ancienne station thermale devenue cité fantôme, les âmes perdues des héros ouvriers errent dans les eaux troubles.

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.Épisode 5
La pyramide du Titan // Tirana (Albanie)
A Tirana, le monument de béton pharaonique, érigé en 1988 à la gloire du dictateur albanais Enver Hoxha, est désormais un mausolée vide. Après la chute du régime, les statues sont brisées, le bâtiment pillé. Dans les arcades de verre brisé de la pyramide, résonnent encore les cris de révolte de la population albanaise libérée du joug du « Staline des Balkans ».

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.Épisode 6
Les fantômes du Soviet Circus // Chisinau (Moldavie)
Niché en Moldavie, le bâtiment est une construction brutaliste mythique. Inauguré en 1981 par les autorités soviétiques, le cirque de Chisinau a fait rêver plusieurs générations d’enfants. Ce « panier » tressé de béton porte en lui l’histoire du cirque soviétique destiné à divertir les masses. Mais aujourd’hui, plus d’ours, d’éléphants ni d’acrobates. Juste des statues de lions brisées, des clowns de fer décapités et des fresques aux créatures mythiques vandalisées.
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Épisode 7
Le joyau brutaliste yougoslave // Belgrade (Serbie)
Qualifié de « bâtiment le plus laid du monde », cet incroyable gratte-ciel brutaliste est loin de faire l’unanimité à Belgrade. Érigé en 1977 pour la grande entreprise Genex (General Export), l’immeuble porte en lui des lignes triomphantes mais la société tombe en déclin après la crise économique et la guerre en ex-Yougoslavie des années 90. Baignant dans un silence écrasant, les anciens bureaux poussiéreux se font sombres et menaçants : à tous les étages, traînent encore des sièges éventrés, des interphones qui grésillent et des dossiers en pagaille.
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.Épisode 8
La tour infernale communiste // Chisinau (Moldavie) 
Surnommée l’« épi de maïs » pour sa forme circulaire, cette tour moldave a des airs de spirale infernale. Construite dans les années 80, ce devait être un dortoir collectif pour des habitants de passage. Aujourd’hui, avec ses nombreux étages complètement abandonnés, ses balcons délabrés et ses escaliers sans fin et sans lumière, cette construction de l’époque soviétique génère une angoisse kafkaïenne. Quelques rares habitants fantomatiques continuent d’aller et venir dans la rotonde bétonnée aux airs de prison.
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Urbex rouge
Une websérie documentaire d’Anne-Lise Carlo
Coproduction : ARTE France et Squaw Production
(France, 2019, 8×6′)