Soirée Delphine Seyrig sur ARTE

Mercredi 17 avril à partir de 20.55 

ARTE consacre une soirée à la comédienne Delphine Seyrig, à travers un documentaire retraçant son engagement pour le droit des femmes aux côtés de la vidéaste Carole Roussopoulos, précédé du film Peau d’âne de Jacques Demy dans lequel elle incarne l’inoubliable marraine de Catherine Deneuve.
 

20.55 et en replay jusqu’au 24 avril 2019
Peau d’âne

Film de Jacques Demy (1970 -1h25)

22.25 et en replay jusqu’au 15 juin 2019
Delphine et Carole, insoumuses

Documentaire de Callisto McNulty (France/Suisse, 2018, 1h10)
Auteurs : Callisto McNulty, Alexandra Roussopoulos, Géronimo Roussopoulos
Production : Les Films de la Butte, Alva Film Production, Le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, INA, en association avec ARTE France-La lucarne
Grand Prix de Genève au FIFDH 2019 (Festival du film et forum international des droits humains)

Prix du Public – meilleur documentaire, Festival International du Films de Femmes, Créteil 2019

Quelques mois avant sa mort, en 2009, la vidéaste Carole Roussopoulos a souhaité faire le portrait documentaire de son amie et compañera féministe Delphine Seyrig. Un projet inachevé, repris par ses enfants Alexandra et Géronimo, et sa petite-fille Callisto. Carole Roussopoulos fut la deuxième personne à acquérir une caméra vidéo en France après Jean-Luc Godard. Elle initie les femmes à ce média lors de stages auxquels s’inscrit Delphine Seyrig. Habituée à jouer sous la direction des hommes, la comédienne voit dans cet outil la possibilité “d’avoir une expression à soi“. Il permet aussi à ce duo frondeur de raconter les luttes des femmes et de leur donner la parole dans de nombreux documentaires (Sois belle et tais-toi, Scum Manifesto…)
Le documentaire dévoile un pan méconnu de la vie de Delphine Seyrig : son tempérament irrévérencieux et son soutien passionné au combat féministe. Dans un foisonnement d’images à la croisée de l’histoire, de la poésie militante et de l’intimité défilent la révolte des prostituées de Saint-Nizier, les copines du MLF, Jane Fonda révélant l’envers brutal du star-system, Delphine Seyrig s’énervant contre le procès fait à la “sexualité vagabonde des femmes” par un ministre. Le documentaire replonge dans les seventies, époque d’activisme virulent, joyeux et foutraque, mais aussi de misogynie pépère, car peu contredite à la télévision. Un hommage vibrant à l’amitié, au féminisme rigolard et à la vidéo comme vecteur d’émancipation, qui incite à redécouvrir l’œuvre documentaire des deux “insoumuses”.  

Et sur arte.tv dans Blow Up le webzine ciné de Luc Lagier  Blow Up “C’était quoi Delphine Seyrig ?” (18 min)