ARTE réaffirme son soutien à la création cinématograhique du monde entier et s’engage sur 5 longs métrages :
Les prochains films de Claire Denis, Alice Diop, Ursula Meier et Asghar Farhadi ainsi que le documentaire de Régis Sauder

ARTE soutient les réalisateurs et les producteurs indépendants en continuant d’accompagner la création cinématographique, alors que toute la filière cinéma traverse une grave crise sanitaire. Depuis le début de la période de confinement, et en attendant que les tournages et la production, la distribution et l’exportation du cinéma d’auteur puissent reprendre normalement, ARTE France Cinéma maintient ses activités et s’est déjà engagée sur cinq nouveaux projets de longs métrages -un documentaire et quatre fictions. ARTE exprime sa solidarité envers les cinéastes du monde entier.

Lors du comité de sélection du 9 avril, les films de trois réalisatrices et un réalisateur ont été sélectionnés :

Des Etoiles à midi de Claire Denis
Co-auteure : Léa Mysius
Avec Robert Pattinson et Margaret Qualley
Curiosa Films (France)

Libre adaptation du roman américain The Stars at Noon de Denis Johnson, le film raconte la relation passionnelle entre une jeune journaliste américaine évoluant dans un environnement trouble d’un pays d’Amérique centrale, entre corruption, intrigues politiques et relations funestes et un homme d’affaires anglais surveillé par la CIA. Les acteurs pressentis sont Robert Pattinson, avec qui Claire Denis a tourné High Life, et Margaret Qualley (Once Upon a Time…in Hollywood).

La ligne de Ursula Meier
Co-auteure : Stéphanie Blanchoud en collaboration avec Antoine Jaccoud et avec la participation de Robin Campillo et Nathalie Najem
Avec Stéphanie Blanchoud, Valeria Bruni Tedeschi, India Hair
Bandita Films (Suisse), Les Films de Pierre (France), les Films du Fleuve (Belgique)

Pour avoir frappé sa mère, Margaret, 35 ans, est condamnée à trois mois d’une mesure stricte d’éloignement. Mais les 200 mètres qui la séparent maintenant de son foyer ne font qu’exacerber son désir de se rapprocher de sa famille.

Saint-Omer de Alice Diop – 1er film
Co-auteures : Marie Ndiaye, Amrita David
SRAB Films (France)

Pour son premier long métrage de fiction, Alice Diop (La mort de Danton, La Permanence, Vers la tendresse, César 2017 du meilleur court métrage) poursuit l’exploration des frontières entre fiction et réel. Inspirée d’un fait divers retentissant, Saint-Omer raconte l’histoire de Rama, une jeune écrivaine sur le point d’être mère. Pour les besoins de son nouveau roman, elle assiste, fascinée, au procès de Laurence Coly, mère infanticide d’une fillette de quinze mois. Le procès sera pour l’écrivaine l’occasion d’interroger sa propre ambivalence quant au lien maternel. Elle en explorera les tabous, les méandres et les mystères. Alice Diop s’attache également à révéler les non-dits d’un traitement médiatique : celui du procès d’une femme noire, troublante d’ambiguité et dont la complexité heurte une certaine France parfois pétrie d’idées reçues sur certaines de ses communautés. 

Un héros de Asghar Farhadi
Memento Films Production (France)
Asghar Farhadi retourne dans son pays pour une nouvelle radioscopie de la société iranienne, aux allures de thriller psychologique. Ancré dans la réalité iranienne, le récit est aussi d’une modernité universelle. Et à la différence de ses précédents films iraniens, et de la plupart de la production locale, Un héros ne se déroule ni à Téhéran, ni dans la campagne profonde, mais à Chiraz, grande ville historique du Sud du pays, ancienne capitale de la Perse. Asghar Farhadi a choisi de s’entourer de comédiens locaux peu connus. 

Par ailleurs ARTE France Cinéma et l’Unité Société et Culture d’ARTE France ont choisi de coproduire le long métrage documentaire En nous de Régis Sauder :

En nous de Régis Sauder
Coproduction : Shellac Sud, ARTE France Cinéma avec la participation d’ARTE France
Dix ans après Nous, Princesses de Clèves, Régis Sauder retrouve Abou, Morgane, Laura, Cadiatou, Jacques, Armelle et leur ancienne professeure de français du lycée Denis Diderot dans les quartiers Nord de Marseille. Que sont-ils devenus ? Qu’ont-ils fait de leur colère ? Qu’ont-ils gardé de l’école ? Les souvenirs se mélangent aux récits de leur vie et des obstacles qu’ils doivent continuer à surmonter sans perdre l’espoir de trouver une place dans la société. Résonne alors cette phrase de La Princesse de Clèves : « Je sais bien qu’il n’y a rien de plus difficile que ce que j’entreprends. »